“le montant de l’inscription pour l’année 2008-2009, fixé chaque année par le Ministère de la Culture. Il a encore augmenté, il est de 750€ cette année.” (Claire Windfohr)
“Pour éviter la “sélection par l’argent”, cette Ecole s’est aménagée pour rester ouverte à ceux qui doivent gagner leur vie.” (Benjamin Mouton)
Le prix élevé de l’inscription vient s’ajouter aux charges qu’implique la formation: 2 jours de formation toutes les deux semaines, les transports, les heures interminables d’exercices qui privilégient la masse de travail plus que la qualité de la réflexion (je pense notamment aux exercices qui avantagent ceux qui ont la chance ou les moyens de passer du temps à faire des travaux chronophages, ou encore ceux qui ont la chance ou les moyens de se procurer de l’aide), …
Il faut réfléchir à des solutions pour ne pas faire de la formation professionnelle de Chaillot une école réservé à ceux qui ont la chance de rester, avant tout, des étudiants.
Des idées?
LAC
8 commentaires
septembre 12, 2008 à 10:16
Je suis complètement d’accord.
Audrey et moi-même en discutions justement ce matin.
150 euro d’augmentation par ans. Ça devient n’importe quoi….où va-t-on s’arrêter ??? Qui pourra payer des sommes pareilles…Je me demande si nous ne devrions pas réaliser une pétition en ligne, sur un site spécialisé, comme les architectes l’on fait pour dénoncer les 80% de construction sans architecte.
Ça permettrait de dénoncer la chose, nous pourrions la faire passer dans les agences MH et peut être, que nous pourrions la faire suivre au ministère de la culture…
Il ne faut pas qu’ils se leurrent, les professionnels commencent à ne plus pouvoir suivre cette formation qui demande de plus en plus de temps et les étudiants, eux, n’auront pas les moyens de payer ces sommes. Ils s’étonnent d’avoir du mal à recruter, mais qu’y a-t-il d’étonnant ????
Une autre solution, coup de point, pourrait être de tous boycotter la remise des diplômes de l’année supérieur…
Généralement, ils font venir les deuxième années pour faire bien…il y le ministre de la culture, la presse et tout le gratin….Si on refuse de participer, ils sont mal….mais c’est peut être une solution un peu agressive…à voir
Qu’en pensez-vous ?
Stéphanie
septembre 12, 2008 à 12:01
Chère Stéphanie,
Je ne suis pas convaincu que le boycotte de la remise de diplôme de nos amis soit une solution raisonnable. D’abord parce qu’ils méritent d’être applaudis pour leurs efforts (que nous savons mesurer à leur juste valeur), et aussi, comme tu le fais remarquer, parce que ce pourrait-être perçu comme un comportement un peu agressif.
Cependant, nous pouvons effectivement demander à ce qu’un entrevu soit programmée avec le ministère, l’école et les représentants des élèves. Le cas échant nous pourrions porter nos inquiétudes à l’ordre du jour de la remise de diplôme, sous réserve de l’accord et du soutient de nos camarades diplômés.
Cordialement.
LAC
septembre 12, 2008 à 12:06
En ce qui concerne les propositions pour alléger les travaux et exercices chronophages (et donc onéreux), en voici une : l’année prochaine, l’école pourrait commander à un modéliste l’existant de la maquette d’étaiement, dans laquelle chaque élève viendrait présenter son étaiement…
LAC
septembre 12, 2008 à 12:08
Effectivement ça me semblait un peu trop agressif et pas forcement trés sympa pour nos camarades…
A bien y réflèchir, je me demande si nous n’aurions pas plus de poids en informant l’association des architectes du patrimoine du problème….
Cordialement,
Stéphanie
septembre 12, 2008 à 4:12
cela dit 750€ par an c’est bien moins que la plupart des formations de 3eme cycle dans n’importe quelle discipline.
Quant au fait que l’école aie du mal à “recruter” c’est simplement que dans le milieu des architectes (surtout parisiens) et des écoles d’architecture (en dehors du milieu très fermé des MH) c’est une formation très dénigrée voire méprisée, perçue comme nous cantonnant à la seule pratique des monuments historiques, qu’on nous conseille même de ne pas mettre sur notre CV (!!!!)
C’est là un problème d’ignorance et de complexe de supériorité du “milieu” qui dépasse les tetes pensantes de notre institution qui,celà dit, ne pourra pas rester figée eternellement dans le 19eme siècle, ou du moins en perpétuer l’image, à moins d’entamer sérieusement un processus de remise en question et de “réforme”, histoire d’être un minimum en phase avec notre époque.
En ce qui concerne la charge de travail je pense que personne n’ a été stupéfait en y étant confronté, vu que si l’on poursuit une formation quelle qu’elle soit, c’est en connaissance de cause. Libre à chacun de déterminer si cela vaut la peine de sacrifier son temps libre et son activité professionnelle, ou de se contenter du minimum syndical en ce qui concerne le travail scolaire.
Il faut bien justifier le “haut niveau” des études, à croire que la surabondance de “travaux chronophages”en est le meilleur moyen…
septembre 14, 2008 à 9:42
Comprends moi bien Seb, le fais de passer beaucoup de temps à travailler n’est pas ce que je remets en cause, c’est ce à quoi l’on travail qui peu poser problème.
Une autre suggestion pour rendre plus efficasse certains travaux: les maquettes numériques.
LAC
septembre 17, 2008 à 10:50
Je trouve aussi le prix à payer un peu cher pour faire Chaillot, entre les frais d’inscriptions, la diminution du travail salarié et donc du salaire, le temps pris sur notre vie privée et donc les sacrifices à faire subir à nos familles… J’ai du mal à comprendre la cohérence de cette école… Quand je compare les paroles de la Directrice qui nous explique que 15 personnes sur 58 ont quitté notre promotion car il ne faut pas faire chuter notre si prestigieux niveau d’excellence, et que le lendemain je me rends compte que nos profs de ville essaient de combler 3h de cours qu’ils n’ont pas préparé, j’ai soudain une pensée pour ceux de notre promo qui doivent redoubler ce champ ville, et je trouve réellement qu’on se paie notre tête pour dire les choses très clairement !
Quant à nos qualités de maquettistes, je ne vois pas en quoi elles nous aident à devenir architecte du patrimoine : faut-il savoir faire des maquettes et avoir 100 euros et deux semaines à perdre pour être architecte ? Enfin, je comprends très bien qu’une galerie de maquette fasse très chic dans les galeries de l’école et épate la galerie…
Qu’on se concentre sur les choses essentielles un peu ne ferait pas de mal à notre école !! Quant à nos revendications sur le prix de l’inscription, je pense qu’il faut plutôt voir cela directement au niveau du ministère, en lien avec l’école et nos massiers…
Laetitia M
octobre 12, 2008 à 5:30
peut etre que la formation pourrait s’inscrire dans un cadre professionnel, si tous les MH et autres archis du patrimoine payaient les deux ans de formation a leurs salaries, avec deduction d’impots par exemple, et adaptaient les horaires de travail en fonction de chaillot, la formation serait peut etre plus en prise avec le metier. Ainsi, les travaux realises sur les villes ou batiments auraient une valeur superieure a celle d’un exercice. J’imagine qu’on ne met pas la meme energie dans un projet d’etaiement si on sait qu’il va vraiment jouer son role sous des tonnes de pierre. Mais le pb reste entier quant aux nombreux liberaux qui suivent chaillot.